Archives de Catégorie: Nicolas Bianco

Illustration

Les atéliers stop motion au collège Les Mousseaux de Villepinte

stop motion

voir « Ben Hora » un des films d’animation de Nicolas Bianco

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Le carnet de bord de Nicolas Bianco (4)

carnet Nicolas Bianco

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avril 14 2013 · 15:07

Le carnet de bord de Nicolas Bianco (3)

Ciné club

carnet

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Je dessine, donc je suis

Bousculer ses élèves, les pousser à sortir des tripes leur potentiel, à se représenter le monde tel qu’ils peuvent l’imaginer, avec leurs mots, leurs images, leurs rêves. C’est l’exercice auquel Nicolas Bianco a soumis sa classe de référence au collège les Mousseaux à Villepinte. Pour y parvenir, l’artiste a sa méthode à lui : le dessin décalé. Dessiner un personnage pensant à autre chose que ce qu’il fait sur le moment. Par exemple cet homme qui perce un coffre- fort et qui pense  en même temps à ce qu’il va faire avec son magot. En fait il s’agit de trouver le décalage le plus fort entre l’action et la pensée d’un personnage. Techniquement, cela se rapproche du dessin de presse dont la force réside justement dans ce décalage censé produire un effet sur le lecteur. Avant de les soumettre à l’exercice, Nicolas Bianco leur a d’abord  expliqué les différents rapports  qui peuvent exister entre le texte et l’image. Tout est possible entre les deux. Mais il faut  surtout éviter  la redondance. Que le texte et l’image disent la même chose est la chose à proscrire.

Nicolas Bianco

Crédit photo: Léon Kharomon

Les 5 premières minutes, les élèves se regardent les uns les autres, un silence chargé de questions s’installe dans la salle. La plupart se demandent comment le faire. C’est comme imaginer  quelque chose et son contraire à la fois. «Là, je les ai énormément bousculés. Ils avaient des idées reçues sur la notion du rapport au travail, par exemple. J’ai réussi à les mettre en situation de recherche et de déséquilibre. Maintenant quand je leur propose quelque chose qui les déséquilibre un peu, ils ne sont plus forcément sceptiques. Ils y vont, ils essayent.» affirme Nicolas Bianco. Puis, quelques  élèves se lancent. Des esquisses de dessin  se remarquent ça et là.  Ce jour là, nous l’avons trouvé dans la classe d’Arts plastiques aux côtés de Martine Merah, la prof d’arts plastiques. Il s’agit pour les élèves de décrire s’ils sont d’accord avec leur environnement ou s’ils s’y opposent. Ce sont des compositions très personnelles qui peuvent être très colorées, très sombres, et parfois tragiques. Ça indique une réalité à laquelle ils pensent. Comme sur ce dessin où l’on voit des vêtements jetés pêle-mêle alors que le garçon pense à d’autres vêtements et aimerait être très riche.

La couleur, une émotion

Martine MERAH avoue les influencer dans l’usage des couleurs. « Je leur dis : faites-vous plaisir ». Quand ils se font plaisir, ils produisent forcément de bonnes choses. La couleur, avoue t- elle, est une émotion qu’ils transmettent à celui qui regarde. Avec la prof d’Arts plastiques, ils travaillent sur la notion de la pensée et de l’image. Nicolas Bianco s’est servi de cette notion pour le rapport texte-image ou image-image. Comment faire pour créer du sens avec deux signes qui apparemment n’ont rien avoir l’un à côté de l’autre mais parce qu’ils sont ensemble, créent sens. L’artiste collabore aussi avec les profs  de mathématiques, de musique, et de lettres. Pour les autres matières, ça devrait arriver plus tard dans l’année. Il faut que les élèves trouvent ce qu’ils ont envie de raconter. Soit ils ont un projet, auquel cas il va les aider, soit Nicolas lui-même impulsera une idée. Il a remarqué que les élèves sont toujours partants à 100% quand on leur propose un sujet. Mais dès qu’il faut qu’ils trouvent quelque chose par eux-mêmes,ç’ est plus dur à  creuser. C’est comme s’ils  n’arrivaient pas à sortir ce qu’ils avaient à l’intérieur d’eux. « Cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien. Ça signifie tout simplement que c’est plus caché », souligne Nicolas Bianco.

Nicolas Bianco

Crédit photo: Léon Kharomon

De son côté, Martine Merah  est d’avis qu’il faut en moyenne quatre heures par exercice. Certains élèves sont plus rapides que d’autres. Elle leur fait travailler le maximum de choses en classe, «parce que chez eux, ils ont des difficultés de concentration » remarque- t’elle. Sa collaboration avec Nicolas se passe bien. « Je me greffe sur ses cours, il se greffe sur les miens. Ça permet de compléter et  d’avoir un autre avis ». :  Nicolas Bianco amorce ainsi la deuxième étape de son projet avec les élèves dans le cadre de sa résidence In Situ au collège les Mousseaux à Villepinte.  La première étape ayant  consisté durant les quatre premiers de l’année scolaire à la réalisation par les élèves d’un film d’animation d’une minute avec  au moins 500 images. Avec une classe divisée en quatre groupes, il a pu obtenir quatre petits courts métrages d’une minute chacun. La restitution de ce premier projet s’est fait en classe. Et les 4 petits films d’animation ont été projetés  ensuite à la médiathèque  de Villepinte, attenante au collège.  Pour la deuxième étape, les élèves ont  carte blanche. Libres à eux de proposer un sujet. Nicolas sera là plus pour les aider.

Léon KHAROMON

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Le carnet de bord (2)

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Le carnet de bord

Nicolas Bianco-Levrin

Comme un carnet de voyage, Nicolas Bianco-Levrin raconte les différentes phases de sa résidence au collège les Mousseaux de Villepinte; rituellement et tous les mardis quand il peut. Ci-dessous quelques extraits de son carnet fait main, qu’il a bien voulu partager.

Carnet de Nicolas Bianco

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In Situ, les artistes dévoilent leurs projets à la Maison des Journalistes

Ils avaient accepté de partager leur savoir-faire avec les collégiens de la Seine Saint-Denis à travers le projet « In Situ ». Certains d’entr’eux piaffaient d’impatience pour vivre cette expérience originale. Quelques uns avaient déjà pris langue avec le corps professoral de collèges où ils vont s’installer tout au long de l’année 2012-2013. Jeudi 27 septembre a été l’occasion pour ces artistes de faire connaissance et d’expliquer brièvement leurs projets respectifs.

La rencontre, conviviale, s’est déroulée dans le XVè parisien, plus précisément à la Maison des Journalistes.Yasmine di Noia et Cathy Losson, les deux chargées de mission qui travaillent d’arrache-pied sur ce projet sous la direction de Dominique Bourzeix, nous avaient envoyé les notes d’intentions des artistes, mais la rencontre à la MDJ a permis aux uns et autres d’apprécier, entre autre, l’humour déjanté de Nicolas Bianco-Levrin, dont les casquettes se déclinent d’illustrateur de bandes dessinées à celle de réalisateur de films d’animation en passant par celle de concepteur de chartes graphiques.

Le 25 septembre, le père de Kroak, ( du nom de sa BD) était en immersion à la médiathèque  Joseph Kessel de Villepinte où il a expliqué à quelques professeurs du collège Les Mousseaux comment va se dérouler sa résidence : « L’idée est de partager les étapes de réflexion avec les jeunes en mettant en scène l’avancement sur les carnets de croquis qui le permettent de fabriquer mes histoires. Il s’agirait de mettre ces jeunes en situation de recherche, soit sur un projet en groupe, soit sur des projets personnels.(…) Tout au long de la résidence, je tiendrai à disposition l’avancement de mes recherches ».lit-on dans sa note d’intention. Ces carnets de croquis, fabriqués et reliés par lui-même, permettent à Nicolas de saisir les instants de son inspiration afin de ne pas en perdre une miette.

A tour de rôle, parfois dans un anglais très « frenchy » destiné aux résidents anglophones de la MDJ, les artistes expliquent leurs projets. Les uns aussi originaux que les autres. A l’instar des Dissonances qui comptent partager leur expérience d’un orchestre « sans chef » avec les collégiens de Joliot-Curie à Pantin, ou encore la Revue éclair, dont les trois membres ont l’intention de construire ensemble avec les collégiens de Jean Zay à Bondy, une œuvre qui sera « le fruit des affinités partagées sur le terrain » tout au long de la résidence.

Pour sa part, Sandrine Roudeix, écrivain et photographe de presse, s’intéresse à la question de l’identité. Elle compte, à travers la photo et l’écriture de l’image, aider les collégiens à percevoir leur identité, à mieux se cerner à travers leur propre regard et celui de leurs entourage, que ce soit à l’école, dans le cercle familial ou ailleurs. Sa démarche se veut à la fois artistique et pédagogique. Elle reste cependant délicate au regard de la complexité avec laquelle se pose la question de l’identité  en Seine-Saint Dénis où plus de 80 nationalités cohabitent au quotidien.

Conscient, à la fois de la richesse et du défi que représente cette diversité, le Département de la Seine-Saint Denis  a lancé en 2007 le projet In Situ qui vise à promouvoir l’éducation artistique et culturelle dans les collèges. Dix artistes prennent leurs quartiers dans autant de collèges en raison, au moins, d’une  journée par semaine durant toute l’année scolaire.

Ensemble avec les collégiens, ils élaborent des projets autour d’une thématique fédératrice qui nécessite, bien évidemment l’implication du corps enseignant. In Situ, à la différence d’autres projets du genre, ne se déroule pas en marge des activités scolaires. Il s’inscrit entièrement dans le calendrier « normal » de l’année scolaire.

Léon AWAZI KHAROMON

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