Archives de Catégorie: Anne Flore Cabanis

Art visuel

Festival de lignes et de couleurs à Gabriel Péri

Anne-Flore Cabanis nous en a mis plein la vue ! Quel que soit le point de vue d’où l’on regarde, l’exposition de l’artiste avec les élèves au collège Gabriel Péri en impose.

Dès qu’on franchit le seuil de l’établissement, on marche sur le terrain de basket pavé des lignes  multicolores obtenues grâce à un subtil collage de plastiques en couleurs dont elle a le secret. Ces lignes qui s’entrecroisent visuellement sans se mêler réellement, se profilent  dans un flux qui semble se perdre pour, aussitôt, ressurgir dans un faisceau géant en partant du préau jusqu’au toit de l’établissement. Plus de 15 mètres d’architecture «relooké » par un art à la fois visuel et très conceptuel. C’est le bouquet final d’un ensemble de projets lancés un matin d’hiver dans le cadre de la résidence In Situ. L’idée trottait dans sa tête pendant plusieurs mois. Quand elle venait dans cette cour, elle regardait les élèves évoluer dans cet espace, cette architecture et ses volumes qu’elle trouve « très beaux ». Elle a voulu créer un croisement visuel, alors qu’en réalité ce sont des lignes qui ne se croisent pas. Deux lignes parallèles qui partent du préau et qui vont s’accrocher ensuite en se vrillant aux toits de l’école

Anne-Flore

A l’origine, elle avait un autre projet encore plus spectaculaire : Obtenir un dessin avec des hachures, des croix et de petits symboles représentatifs de différentes zones et des différents territoires que chacun apporte dans cette école. Mais dame pluie en a décidé autrement. En tombant deux semaines d’affilée, elle n’a laissé aucune chance à l’esquisse du collage d’aboutir. Qu’à cela ne tienne. L’installation présente n’est pas moins originale qu’elle l’aurait souhaité. Anne-Flore est méticuleuse dans son travail et assume ce côté perfectionniste qui nécessite rigueur et persévérance. A l’instar de ces lignes continues, millimétrées, dessinées sans relâches et qui débouchent sur un tableau harmonieux. Avec les élèves, elle s’était fixé comme objectif entre autres de leur montrer comment, d’une idée, on peut aboutir à une grande installation en les sensibilisant sur les contraintes techniques et esthétiques. Dans la salle de techno-une des quatre choisies pour abriter l’installation-il fallait s’assurer auprès du service technique du collège que le plafond pouvait soutenir le poids de l’installation. Si celle-ci ne gênait pas l’éclairage, le tableau, les dispositifs de sécurité, etc… Dedans, les élastiques multicolores donnent l’impression d’un nouveau faux plafond, tellement c’est dense.

Elastiques sonores

Dans son atelier, on découvre le processus de la création. Des maquettes à l’installation, en passant par le coloriage des élastiques et à la simulation en 3D. Le clou de la visite restera sans doute la découverte des « élastiques qui parlent » au CDI. Ici, le son s’ajoute au plastique. L’esthétique joint subtilement l’utile à l’agréable. Grâce à un procédé de captation,  un logiciel se charge de transformer les vibrations des élastiques en séquences sonores. C’est Nicolas Charbonnier, un plasticien sonore qui a apporté sa touche technique à l’œuvre d’Anne-Flore et des élèves.

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Ces derniers sont surpris et ravis d’entendre leurs voix à travers des poèmes sur le voyage, enregistrés en cours de français. Quand on tire un élastique vers le bas, le logiciel de design sonore modifie le son des élastiques en temps réel. Ainsi peut-on restituer tout l’univers du collège avec les sons de la cour, la sonnerie de l’école, de petites voix de temps en temps qui apparaissent avec des noms de pays figurant dans leurs poèmes. Madame Athéna David, la Chef d’établissement s’est dit ravie d’accueillir cette résidence en remerciant le Conseil général de la Seine-Saint Denis, le 104, la structure culturelle  partenaire du projet ainsi que toutes les équipes pédagogiques, notamment Samira Horri, la professeur d’Arts Plastiques. « Je pense que nos élèves ont beaucoup de chance, même s’ils n’apprécient pas tout à sa juste valeur, l’éducation nationale étant un milieu très fermé »  a-t-elle affirmé.

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Au carrefour de plusieurs disciplines, l’art d’Anne Flore Cabanis a permis aux élèves de comprendre les interactions entre le dessin, les mathématiques, la peinture, la conception en 3D, la musique, la littérature, etc… . « J’espère ouvrir avec eux un nouveau champ de possibles » avait t-elle promis au début de la résidence. Mission accomplie.

Léon Kharomon

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Modèles réduits pour grande installation

Dans l’atelier d’Anne Flore Cabanis, les élèves s’affairent autour des boites à chaussures.  L’atmosphère quasi ludique n’enlève en rien au sérieux qu’ils mettent  à croiser et entrecroiser des fils  pour obtenir des figures dessinées au préalable. Ace stade, ils ont compris le principe du travail et saisi  les contours du projet  développé par l’artiste : mettre en œuvre le processus de réalisation d’une création. Il s’agit en fait de faire comprendre que toute  œuvre artistique est le fruit de l’imagination à laquelle s’associent des principes techniques très stricts. On part d’une idée, on la dessine telle qu’on l’imagine. S’ensuit une esquisse, avant  la réalisation grandeur nature.

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D’où l’idée de fabriquer ces mini-maquettes en boites à chaussures ramenées par les élèves eux-mêmes. « On a fait du dessin purement graphique à la façon de l’Optic’art. De sorte qu’ils comprennent un peu mes démarches en dessins, très répétitifs, presque obsessionnels.  Ils se sont prêtés au jeu et cela a donné des choses vraiment chouettes » se réjouit Anne Flore. L’artiste reconnait le caractère très conceptuel de son art. Ceci nécessite à la fois introspection  mais aussi projection dans le réel pour aboutir à une installation concrète. Ce double exercice n’a pas toujours été  facilement compris par des élèves qui se sont sans doute laissé emporter par le côté un peu ludique du projet. Tels ces tracés multicolores installés au début de l’année dans le hall de leur bâtiment et qu’ils se sont vite appropriés comme espace de récréation. Mais la partie conceptuelle, qui nécessite concentration, imagination et discipline n’était pas aussi drôle qu’ils pouvaient l’imaginer. Ils commençaient à décrocher, n’eut été le recadrage de Anne-Flore, aidée par Samira Horri, leur professeure d’Arts Plastiques.  Depuis, tout est rentré dans l’ordre. A en juger par l’enthousiasme de  Mohamed Kaba, 5ème B : «Cet atelier me plait par ce que ces maquettes sont virtuelles. On s’imagine tout petit dans une salle avec des fils colorés tout autour de nous. Ma maquette servira pour la salle de techno.  Je me rends compte que c’était pas aussi difficile de prendre les mesures, il fallait juste écouter la professeure ».

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Aussi, chaque élève s’est- il appliqué  à réaliser la plus belle maquette qui devrait remporter les suffrages du groupe. A l’issue du vote, quatre maquettes  sélectionnées vont  servir de modèles pour l’installation d’élastiques dans les quatre salles, à savoir : l’atelier d’Anne-Flore, la salle d’Arts Plastiques, la salle de musique, et la salle de technologie. Les maquettes ne sont pas encore totalement terminées à ce stade. Il manque des fils par ci par là. Anne Flore les leur donne. Elle leur demande d’y mettre tout le soin possible. C’est la meilleure du groupe qui sera retenue pour servir d’expo. « Activez-vous, si vous voulez prendre de l’avance, c’est maintenant »

Léon Kharomon

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Les Dix Commandements de Keith Haring au 104!

23 Avril 2013, Anne-Flore a fait la guide pour les élèves de
sa classe référante (collège Gabriel Péri d’Aubervilliers) à l’exposition
de Keith Haring.

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« J’espère qu’avec ces tracées de lignes, on aura ouvert une porte et donner accès à un grand terrain de jeu »

Interview d’Anne Flore Cabanis au « 104 » à Paris.

Dès l’acte inaugural, les collégiens s’approprient les tracés d’Anne Flore Cabanis. Crédit photo / Léon Kharomon

Anne Flore Cabanis : Mon nom, c’est Anne Flore Cabanis, je suis artiste plasticienne. Je vais travailler pendant un an au collège Gabriel Perri pour la résidence In Situ du Conseil Général de la Seine-St-Denis. Je vais proposer aux élèves de redécouvrir leur collège. Je vais y intervenir en y faisant des tracées de lignes au sol et dans les airs. Je vais leur proposer de changer leur quotidien en changeant la façon dont ils habitent ce collège. Pour les provoquer parfois ou souligner des choses qui sont déjà bien ancrées dans leur façon de se déplacer.

Léon Kharomon : Pouvez vous nous dire un mot sur le temps d’immersion que vous venez d’avoir avec les professeurs ?

AFC : Ce temps d’immersion, je l’ai ressenti comme essentiel pour pouvoir se comprendre, déjà, et se découvrir dans tous les échanges possibles. C’était important pour moi d’expliquer ma démarche, mes envies, et de donner quelques pistes de réflexion que j’ai par rapport à cette résidence, donner envie à ces professeurs d’échanger avec leurs élèves dans leur cadre professionnel, et d’éveiller leurs élèves à autre chose et  faire fonctionner cette présence.

LK : Ce que je trouve  d’assez particulier dans votre démarche, c’est que vous développez un art assez expressif tout en faisant appel à beaucoup d’introspection. Pensez-vous que les élèves arriveront à bien saisir cette démarche ?

AFC : Je ne sais pas s’ils en saisiront tout cet aspect introspectif, mais, pour moi, c’est un peu la matière dont je me sers. Mais, ce que j’en fais, j’espère qu’il sera accessible et je le leur souhaite. Mais en général, les gens sont plutôt sensibles à ce que je fais.  Ça ne demande pas une grande connaissance. Ça fait certes référence à des artistes, à l’histoire de l’art, mais je pense que c’est facilement compréhensible dans la mesure  où, c’est des jeux de formes pures. C’est-à-dire, c’est graphique, c’est des dessins au sol, c’est des choses qui peuvent immédiatement être perçues. On a pas besoin de lire un texte pour rentrer dans le travail. On peut le lire aussi ce texte, il existe, il est là, la démarche se pose aussi comme un ensemble profond. Pour moi, je le vois comme ça, c’est un travail qui engage l’introspection et une profondeur…mais, si on a envie de ne rester que dans la surface, on peut voir juste un dessin par exemple. Ça, je pense que ça peut parler, avec un peu de couleur, avec une intervention comme ça, surprenante, au quotidien, dans l’architecture.

LK : Cet après-midi, vous commencez déjà à faire du collage In Situ ?

AFC : Si le temps le permet, il pleut, je ne sais pas s’il y aura des espaces protégés, comme le préau, où je pourrai commencer à intervenir. Effectivement, demain, les élèves vont découvrir ça dans leur collège. Et, vendredi, on va avoir une première rencontre de contact, et à  partir de là, j’espère qu’on aura ouvert une fenêtre qui deviendra pourquoi pas une porte, et après, donner accès à un grand terrain de jeu.

LK : Si vous pouvez résumer votre projet en deux mots, quels seront-ils ?

AFC : Circulation et Jeu. Avec l’ambiguïté de l’écriture JEU et JE.

LK : JE, par rapport à l’identité ?

AFC : Pourquoi pas ? Je, en tant qu’individu dans l’espace et dans le temps, mais aussi en tant qu’individu par rapport à ses intentions, ses à-priori. Le Je en tant qu’entité et identité qui tend vers le monde. Etre dans un dialogue.

LK : Que voulez-vous exprimez dans votre dessin, la sphère, une sorte de labyrinthe, réalisé en ligne continue avec un stylo à billes ? Est-ce un tourment, une recherche d’identité ?

AFC : oui, c’est un cheminement de pensée, une errance, un questionnement, une recherche qui parfois a besoin de se perdre pour se trouver.

LK : Cela contraste avec les lignes très droites et strictes que vous avez réalisées avec les élastiques. Vous passez d’un extrême à l’autre, ce qui est assez troublant dans votre démarche.

AFC : Pour moi, ça participe de la même chose. Ces lignes très droites, forment des courbes, quand elles sont vrillées. Elles décrivent des volumes tout en volutes, en fait. De la même façon quand je dessine, c’est un exercice qui répond à des règles très strictes. Donc, on pourrait dire que c’est très scientifique. On pourrait faire ça, avec un programme informatique. Mais, en fait le rendu, il est organique. C’est-à-dire, quand on regarde au loin, on peut avoir l’impression qu’on est entrain de regarder au microscope, une matière qui est complètement organique, qui est complètement désordonnée. Quelque part, de l’ordre, on peut arriver au désordre et inversement, j’espère.

LK : Vous allez vous adressez à des collégiens, dans un milieu assez « sanctuarisé » qu’est le collège, quelles sont les disciplines qui peuvent être à la confluence de votre art ?

AFC : D’abord, l’art plastique, ce qui pourrait être la réponse la plus évidente. Après, dans tout ce qui est confection manuelle, on peut pas mal toucher au cours de techno. Dans la démarche plus conceptuelle, on peut faire appel à la philosophie, mais au collège, cela peut se rattacher à la littérature, au cours de français, parce que ça peut faire appel à des raisonnements, on peut avoir des interprétations poétiques, pour donner aussi un peu de poésie à la démarche. Ensuite, moi j’ai un travail qui est à la frontière parfois avec la science. Vous me parliez tout à l’heure de la résistance des matériaux, là, c’est la physique. Quand je fais des structures élastiques, je me pose des questions mathématiques, parce que je cherche à calculer des espacements, je cherche à calculer des angles. Au final, à mon avis, on arrive à toucher beaucoup de domaines. J’espère que cela pourra créer des rencontres intéressantes. J’ai parlé aussi de musique. A travers le cours de français, on peut arriver à jouer avec des mots. La poésie, elle est parfois aussi dans la sonorité d’un mot. Et on parle de tas de termes français comme des allitérations. Il y a mille façons sonores de décrire un mot en français.

LK : Tout à l’heure, un prof de latin voulait participer à votre projet. Ça se passera comment avec le latin ?

AFC : On pourrait se servir du latin comme d’une langue sonore. Comme c’est une langue « étrangère », elle peut avoir encore plus de charme stimulant, par ses sonorités. Parce qu’elle est encore plus abstraite avec des mots qui ne font pas vraiment sens, quand on  lit un texte. Ça devient que sonore. Pour quelqu’un qui ne parle pas le latin, et c’est le cas de « beaucoup » de personnes, ça va devenir que des propositions sonores. Même si au fond, on sait qu’il y a un sens. Je pense que ça peut être aussi stimulant d’attaquer ce savoir par un côté purement phonétique et sonore, alors que la professeure cherchera à donner forcément un sens grammatical, ou une définition. Ça peut être une façon ludique d’accéder à un savoir. Pourquoi pas ?

LK : Peinture, musique, lumière, graphisme,… peut-on dire qu’Anne-Flore Cabanis est complexe ?

AFC : J’espère complète (rires).

Propos recueillis par Léon Kharomon

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Anne-Flore Cabanis s’installe au collège Gabriel Péri d’Aubervilliers

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novembre 19 2012 · 19:53

In Situ, les artistes dévoilent leurs projets à la Maison des Journalistes

Ils avaient accepté de partager leur savoir-faire avec les collégiens de la Seine Saint-Denis à travers le projet « In Situ ». Certains d’entr’eux piaffaient d’impatience pour vivre cette expérience originale. Quelques uns avaient déjà pris langue avec le corps professoral de collèges où ils vont s’installer tout au long de l’année 2012-2013. Jeudi 27 septembre a été l’occasion pour ces artistes de faire connaissance et d’expliquer brièvement leurs projets respectifs.

La rencontre, conviviale, s’est déroulée dans le XVè parisien, plus précisément à la Maison des Journalistes.Yasmine di Noia et Cathy Losson, les deux chargées de mission qui travaillent d’arrache-pied sur ce projet sous la direction de Dominique Bourzeix, nous avaient envoyé les notes d’intentions des artistes, mais la rencontre à la MDJ a permis aux uns et autres d’apprécier, entre autre, l’humour déjanté de Nicolas Bianco-Levrin, dont les casquettes se déclinent d’illustrateur de bandes dessinées à celle de réalisateur de films d’animation en passant par celle de concepteur de chartes graphiques.

Le 25 septembre, le père de Kroak, ( du nom de sa BD) était en immersion à la médiathèque  Joseph Kessel de Villepinte où il a expliqué à quelques professeurs du collège Les Mousseaux comment va se dérouler sa résidence : « L’idée est de partager les étapes de réflexion avec les jeunes en mettant en scène l’avancement sur les carnets de croquis qui le permettent de fabriquer mes histoires. Il s’agirait de mettre ces jeunes en situation de recherche, soit sur un projet en groupe, soit sur des projets personnels.(…) Tout au long de la résidence, je tiendrai à disposition l’avancement de mes recherches ».lit-on dans sa note d’intention. Ces carnets de croquis, fabriqués et reliés par lui-même, permettent à Nicolas de saisir les instants de son inspiration afin de ne pas en perdre une miette.

A tour de rôle, parfois dans un anglais très « frenchy » destiné aux résidents anglophones de la MDJ, les artistes expliquent leurs projets. Les uns aussi originaux que les autres. A l’instar des Dissonances qui comptent partager leur expérience d’un orchestre « sans chef » avec les collégiens de Joliot-Curie à Pantin, ou encore la Revue éclair, dont les trois membres ont l’intention de construire ensemble avec les collégiens de Jean Zay à Bondy, une œuvre qui sera « le fruit des affinités partagées sur le terrain » tout au long de la résidence.

Pour sa part, Sandrine Roudeix, écrivain et photographe de presse, s’intéresse à la question de l’identité. Elle compte, à travers la photo et l’écriture de l’image, aider les collégiens à percevoir leur identité, à mieux se cerner à travers leur propre regard et celui de leurs entourage, que ce soit à l’école, dans le cercle familial ou ailleurs. Sa démarche se veut à la fois artistique et pédagogique. Elle reste cependant délicate au regard de la complexité avec laquelle se pose la question de l’identité  en Seine-Saint Dénis où plus de 80 nationalités cohabitent au quotidien.

Conscient, à la fois de la richesse et du défi que représente cette diversité, le Département de la Seine-Saint Denis  a lancé en 2007 le projet In Situ qui vise à promouvoir l’éducation artistique et culturelle dans les collèges. Dix artistes prennent leurs quartiers dans autant de collèges en raison, au moins, d’une  journée par semaine durant toute l’année scolaire.

Ensemble avec les collégiens, ils élaborent des projets autour d’une thématique fédératrice qui nécessite, bien évidemment l’implication du corps enseignant. In Situ, à la différence d’autres projets du genre, ne se déroule pas en marge des activités scolaires. Il s’inscrit entièrement dans le calendrier « normal » de l’année scolaire.

Léon AWAZI KHAROMON

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