Modèles réduits pour grande installation

Dans l’atelier d’Anne Flore Cabanis, les élèves s’affairent autour des boites à chaussures.  L’atmosphère quasi ludique n’enlève en rien au sérieux qu’ils mettent  à croiser et entrecroiser des fils  pour obtenir des figures dessinées au préalable. Ace stade, ils ont compris le principe du travail et saisi  les contours du projet  développé par l’artiste : mettre en œuvre le processus de réalisation d’une création. Il s’agit en fait de faire comprendre que toute  œuvre artistique est le fruit de l’imagination à laquelle s’associent des principes techniques très stricts. On part d’une idée, on la dessine telle qu’on l’imagine. S’ensuit une esquisse, avant  la réalisation grandeur nature.

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D’où l’idée de fabriquer ces mini-maquettes en boites à chaussures ramenées par les élèves eux-mêmes. « On a fait du dessin purement graphique à la façon de l’Optic’art. De sorte qu’ils comprennent un peu mes démarches en dessins, très répétitifs, presque obsessionnels.  Ils se sont prêtés au jeu et cela a donné des choses vraiment chouettes » se réjouit Anne Flore. L’artiste reconnait le caractère très conceptuel de son art. Ceci nécessite à la fois introspection  mais aussi projection dans le réel pour aboutir à une installation concrète. Ce double exercice n’a pas toujours été  facilement compris par des élèves qui se sont sans doute laissé emporter par le côté un peu ludique du projet. Tels ces tracés multicolores installés au début de l’année dans le hall de leur bâtiment et qu’ils se sont vite appropriés comme espace de récréation. Mais la partie conceptuelle, qui nécessite concentration, imagination et discipline n’était pas aussi drôle qu’ils pouvaient l’imaginer. Ils commençaient à décrocher, n’eut été le recadrage de Anne-Flore, aidée par Samira Horri, leur professeure d’Arts Plastiques.  Depuis, tout est rentré dans l’ordre. A en juger par l’enthousiasme de  Mohamed Kaba, 5ème B : «Cet atelier me plait par ce que ces maquettes sont virtuelles. On s’imagine tout petit dans une salle avec des fils colorés tout autour de nous. Ma maquette servira pour la salle de techno.  Je me rends compte que c’était pas aussi difficile de prendre les mesures, il fallait juste écouter la professeure ».

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Aussi, chaque élève s’est- il appliqué  à réaliser la plus belle maquette qui devrait remporter les suffrages du groupe. A l’issue du vote, quatre maquettes  sélectionnées vont  servir de modèles pour l’installation d’élastiques dans les quatre salles, à savoir : l’atelier d’Anne-Flore, la salle d’Arts Plastiques, la salle de musique, et la salle de technologie. Les maquettes ne sont pas encore totalement terminées à ce stade. Il manque des fils par ci par là. Anne Flore les leur donne. Elle leur demande d’y mettre tout le soin possible. C’est la meilleure du groupe qui sera retenue pour servir d’expo. « Activez-vous, si vous voulez prendre de l’avance, c’est maintenant »

Léon Kharomon

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